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Programme somme toute classique pour cette journée : après le copieux petit déjeuné, nous continuons la visite de la ville, de jour cette fois-ci. Régulièrement au cours de la promenade, nous sommes confrontés à l’insoutenable odeur de la cuisine locale, utilisant cette fameuse sauce à base d’huîtres et de poissons fermentés… Il faut vraiment avoir l’estomac accroché pour « déguster » ce genre de met ! Malgré les divers avertissements déconseillant aux touristes de visiter les marchés pour cause de grippe aviaire, nous en visitons un. Après tout, il est difficile de ne pas côtoyer de bêtes à plumes, elles sont présentes partout. Les volailles sont en nombre sur les étals, en plus des poissons ou autres mammifères de tout poils. Les senteurs ne sont pas désagréables, mêlant ainsi divers parfums épicés ou sucrés. Nous prenons notre repas au 20ème étage de notre hôtel. La vue permet d’apprécier l’étendue bétonnée de la ville, mais aussi de déplorer l’ampleur de la pollution.
Notre train régional part à 14 h 45. Il est bien rempli. Nous avons quatre heures à passer en «assis dur» sans climatisation. Les premiers mètres avalés permettent de ventiler l’intérieur de la voiture où tout le monde sue à grosses gouttes. Les paysages traversés sont toujours aussi verdoyants. La culture de la canne à sucre est bien présente, les élevages de volailles en plein air nombreux. La seule gare desservie du parcours est Ginhxou ; nous quittons la ligne principale après y avoir rebroussé.
La nuit est tombée lorsque nous arrivons à Beihai. Nous sommes « accueillis » par une horde de rabatteurs au service des nombreux hôtels de la ville. Ayant déjà jeté notre dévolu sur un établissement choisi sur le Lonely Planet, nous nous engouffrons dans un taxi pour échapper à toute cette agitation. Le chauffeur ne sachant pas lire le pinyin (chinois retranscrit en alphabet latin), il faut téléphoner à l’hôtel ; malheureusement, celui-ci est complet. Nous finirons dans un établissement récent, où les prix sont réduits hors saison. C’est la première fois que nous pénétrons dans tant de luxe. D’immenses chambres avec salon donnent sur un patio ; une piscine y prend place, bordée de palmiers. Les cafards de Samarkand sont bien loin…
Nous dînons sur le front de mer. La carte du restaurant n’existant pas, il faut se déplacer vers les aquariums pour y désigner sa « proie ». Ce seront crevettes et mérou. Les crustacés seront bien quelconques à comparer de la fine chair du poisson. Un vrai délice !
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Nanning |
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Beihai |
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