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Je pars avec Christopher « faire » le Talgo arrivant d’Astana. Heureusement, le ciel est voilé évitant ainsi tout contre-jour. Nous rejoignons ensuite Yves et Eric pour un solide desayuno. Nous poursuivons la visite de la ville avec cette fois-ci le « tour » de téléphérique. Pour 300 tenges, nous voilà hissés sur les hauteurs d’Alma-Ata. D’ici, nous pouvons voir l’ampleur de la pollution masquant de son voile terne les lointains quartiers. Il n’est donc pas possible d’observer l’immense steppe, ni même les cimes enneigées. Nous sirotons une bière – dont le prix s’élève avec l’altitude – en surplombant le quadrillage rigoureux de la ville.
Une fois redescendus, nous rejoignons la mosquée en tram. Ce dernier n’avance que lentement dans le flot des voitures. Un modeste accrochage entre une Audi et une BMW au beau milieu d’un carrefour finit par bloquer complètement la circulation, provoquant un bouchon de voitures et de trams. Nous finirons par rejoindre la mosquée à pied, guidés par un strident muezzin. L’édifice moderne couvert de faïence n’a bien entendu pas tout le charme des constructions de Samarkand.
Nous mangeons dans la rue piétonne, où l’on nous sert d’autres plats en plus de ceux commandés. Il faudra donc encore changer des euros en tenges pour compléter l’addition évidemment salée…
En taxi nous rejoignons la gare routière pour une longue galère, mais çà, nous ne nous en doutons pas encore. Le Setra Kassbohrer n’a pas mauvaise allure, les sièges ne sont pas en mauvaise état. Il faut encore acquitter un dernier supplément pour les bagages. Le bus part à l’heure (23h20), et 200 m après avoir quitté les lieux, il s’arrête au niveau d’un groupe de personne. Ces voyageurs grimpent à bord, payent au chauffeur sans avoir le moindre reçu, bien entendu. C’est donc particulièrement chargés que nous quittons Alma Ata, entre odeurs douteuses, pleurs d’enfants, hommes imbibés de mauvaise vodka… C’est parti pour une nuit… presque blanche. L’état de l’asphalte n’est pas vraiment bon, le bus s’arrête de temps en temps pour une pause, les coups de frein brutaux… Il n’est pas possible de fermer l’œil.
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Alma-ata |
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