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Je n’ai pas la gueule de bois et c’est tant mieux. Petit déjeuner avalé, nous continuons ma visite de la ville. Elle commencera par le musée du chemin de fer. Situé à deux pas de la gare, il abrite une collection de locomotives à vapeur, diesels, électriques, balayant ainsi une bonne partie de l’histoire ferroviaire locale. Me voyant descendre d’une machine, le directeur des lieux m’interpelle. Je lui explique ma profession, et du coup, nous sommes invités dans la voiture musée avec bien sûr visite guidée. C’est avec fierté que cet ancien conducteur nous présente les collections, photos, cartes et même un pupitre de locomotive diesel. Un des clichés le montre en uniforme, « au manche » d’un VL 60. S’en suivent alors des questions/réponses sur les chemins de fer français et ses locomotives, à l’aide de schémas, croquis, chiffres, inscriptions griffonnées sur un cahier. Je lui offre quelques tirages de photos réalisés en France. Reconnaissant du cadeau, il nous offrira un pin’s du syndicat soviétique des transports. Un dernier mot sur le livre d’or, et nous sommes « libérés » de tant d’hospitalité.
Nous rejoignons la vieille ville en métro. Tachkent est une cité très étalée, traversée de larges avenues. Le tremblement de terre de 1966 n’y est peut-être pas innocent. Les constructions sont récentes et ne comportent que peu d’étages. Seuls quelques buildings modernes percent à l’horizon. Ne trouvant pas le mausolée sur le plan aléatoire du Lonely planet, nous rejoignons le quartier Amar Timur, grand héros national connu aussi sous le nom de Tamerlan. Cet endroit est le cœur de la ville et d’une certaine manière de l’Ouzbékistan. On y croise des hommes d’affaires tirés à quatre épingles, des femmes faisant du shoping, des diseuses de bonne aventure et pas mal de vendeurs de cigarettes. Nous sommes sur la Broadway avenue, le surnom de cette artère piétonne où nous nous arrêtons prendre un inévitable chachlik. A quelques pas d’ici, nous faisons des photos des jardins du sénat. Un policier nous explique poliment qu’il n’est pas possible de s’approcher du bâtiment de l’assemblée et du palais présidentiel. Nous nous rabattons sur un monument en forme de globe terrestre représentant la grande place de l’Ouzbékistan dans le monde ; cette sculpture en a remplacé une autre, la plus grande de Lénine visible en URSS.
Vers 17 h 00, nous retournons chez Alisher, une bouteille de vodka à la main. Il faudra bien sûr « tomber » la bouteille en mangeant du poisson fumé Heureusement qu’elles ne font que 50 cl ! Après de grands adieux, des promesses de se revoir, nous retournons à la gare pour embarquer dans le 005Ф à destination de Moscou. Nous n’avons qu’une nuit à passer dans ce train, puisque nous descendons 263 kilomètres plus loin, à Turkestan. Nous sommes seuls dans le compartiment. C’est donc reparti pour plusieurs heures formalités douanières de part et d’autre de la frontière Ouzbékistan/Kazakhstan, avec cependant une nouveauté, la présentation d’un questionnaire sur les pays visités pour se prémunir du risque du SRAS.
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Tashkent |
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Keles |
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Sary-agach |
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