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Lever matinal pour un départ en train à 07 h 00. Avant de boucler les sacs, il faut en chasser les cafards. Pour 2 dollars, un taxi nous mène à la gare. L’édifice à fière allure sous le soleil levant. Notre convoi est un ensemble de cinq voitures, prélevées sur des rames RVR, encadré de deux VL 80. Celle de queue, la 1071 assurera la pousse, celle de tête ayant les pantos baissés. Le confort n’est pas du tout le même qu’à l’aller (le prix non plus), mais un des véhicules a toutefois été transformé en bar. Nous retournons sur la capitale ouzbeke assis sur de piètres banquettes.
Retour à l’hôtel Lokomotiv où nous saluons nos deux provodnists du Moscou – Tachkent croisés par hasard à la réception. Problème, il n’est pas possible de payer en dollars d’après l’imposante réceptionniste aux lèvres badigeonnées d’orange. Nous lui expliquons, tant bien que mal, que deux jours auparavant sa collègue avait accepté la monnaie américaine, reçu à l’appui. Au bout du compte, l’hôtel est complet. Après consultation du Lonely planet, nous nous rabattons vers l’Ali Tours Ghesthouse. Nous nous y rendons par le métro, ce qui permet d’observer un des réseaux construit du temps de l’URSS, et ses stations toutes décorées avec un thème particulier. C’est la galère pour trouver l’établissement, mais tout est vite oublié après l’accueil d’Alisher. Il parle français, connaît bien la culture de notre pays. Bref, nous sommes reçus comme des rois. Le repas nous est offert ainsi que la bouteille de vodka qui va avec. Nous faisons la connaissance de Denis, commandant de bord à Air France, un habitué des lieux. Approchant de la retraite, il vient chercher sa « dernière » compagne, une Russe, pour enfin se « poser ». Les verres se remplissent à un rythme soutenu, et il est difficile de quitter la table, le patron – bien imbibé – voulant continuer à faire la fête…
Après avoir brièvement visité la ville, nous revenons dans nos quartiers une bouteille de vodka à la main. C’est reparti pour la fête. En début de repas, nous avons droit à la seule chaîne en français, une gabonaise, montrant Omar Bongo faisant un discours devant son assemblée. Mais rapidement, Alisher s’empare de la télécommande pour nous montrer ses quinze chaînes érotiques dont deux ou trois en langue arabe !
Séquence photos, embrassades, levées de toasts à tout et n’importe quoi… je vais me coucher à 21 h 30 non sans avoir avalé préventivement deux cachets d’aspirine.
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Samarkand |
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Tashkent |
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