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Reveil matinal, le train partant à 07h00. Nous découvrons les nouvelles locomotives de construction chinoise. C'est la UZ 0008 qui est de service aujourd'hui. Le train Registan est un convoi acheminant des voitures récentes climatisées offrant un bon niveau de confort. Les billets qui nous ont été vendus la veille sont de première classe. Comme l'indique le ticket, il s'agit d'un train touristique à grande vitesse, c'est à dire 120 km/h. Durant le trajet, une charmante hôtesse vient nous servir du thé (noir ou vert) ainsi que des sandwiches.
Nous passons quelques gros bourgs aux constructions de pisé. Les contrées traversées, dénommées à l'époque de la " steppe de la faim ", sont aujourd'hui bien vertes grâce à l'irrigation des champs de coton ou de maïs. Certaines parcelles sont inondées suite aux nombreuses fuites des canalisations ; on comprend mieux pourquoi la Mer d'Aral n'en finit pas de s'assécher…
À l'arrivée à Samarkand, nous achetons les billets pour le lendemain. La rame étant toujours à quai, il est tentant de la faire en photo malgré la présence des nombreux flics. Nous nous approchons du train, un rayon de soleil pointe, nous dégainons. Pas un des militaires ou des policiers n'a vu quoi que ce soit. Nous ne nous attardons pas plus, des fois que…
C'est en taxi que nous rejoignons l'hôtel Samarqand. Pour 3000 sums, on nous propose une double + SDB. La vue du 10ème n'est pas mauvaise, mais les sanitaires sont d'un autre temps, occupés par quelques cafards. Prendre une douche ici relèvera encore de l'exploit.
Marco Polo et bien d'autres explorateurs avaient vanté les splendeurs et les trésors architecturaux de Samarkand, ville étape entre Europe, Perse et Asie sur la Route de la Soie. On ne peut que les comprendre. L'ensemble monumental du Régistan est d'une beauté époustouflante. Quant à son état de conservation, on ne peut que saluer le travail des générations d'hommes qui se sont succédés. Toute la grandeur de Tamerlan est intacte. L'étape de Samarkand sur notre chemin vers le Vietnam représentait un détour et des soucis en plus (visas, passages de frontière, etc.). Mais tout ceci est oublié devant tant de splendeur !
Après avoir visité les lieux, nous déambulons dans les rues avant de " tomber " que un autre superbe site : la mosquée et le mausolée de Bibi Khanoum. Ce qui est agréable, mais ça ne durera certainement pas, c'est le nombre très très faible de touristes. Il n'y a pas encore de colonnes de bus déversant leurs flots de ventripotents, sandales avec chaussettes, caméscope au tour du cou, bouteille de coca-cola à la main. On ne peut pas dire que ça manque…
Nous cassons la croûte dans le patio d'un boui-boui en dégustant les fameux chachliks. Dans cette cité cosmopolite, nous croisons toute sorte d'ethnies, des Ouzbeks aux Kirghiz, mais aussi pas mal de Tadjiks. Bien que le repas ne soit pas si lourd que ça, la digestion accumulée à la fatigue commence à se faire sentir. Mais avant de rejoindre l'hôtel, nous visitons la vieille ville composée d'un dédale de petites rues où chahutent des enfants. Les bâtisses aux façades sans caractères cachent de petits paradis. En effet, derrière ce décor de théâtre, prennent place de petites cours ou patios où il fait bon de se reposer, boire un thé, discuter.
La sieste a été réparatrice. Commence alors la corvée des cartes postales tout en regardant la télé. Les jeux de loteries doivent avoir la cote dans ces contrées vu le grand nombre de pubs TV à ce sujet. Puis le journal télévisé donne des nouvelles du charismatique président ouzbek, Islam Karimov, de retour de voyage officiel en Malaisie. Nous le voyons aussi présent pour la réunion de la CEI quelques jours auparavant, mais aussi accueillant une délégation sud-coréenne. Sur tous les fronts ce président !
Plus tard, nous prenons des nouvelles du monde et du tremblement de terre au Pakistan au café Internet. Nous dînons au restaurant Cristal ; le repas est arrosé de vin local qui finalement n'est pas si mauvais.
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Tashkent |
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Samarkand |
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