Nous
arrivons à Athènes Larissa à l’heure dans une
gare qui me surprend par sa taille. Il n’y a que trois voies à
quai. Je trouve que cela fait un peu léger pour une
agglomération de plus de quatre millions d’habitants. De plus
la ligne n’est pas (encore) électrifiée. On pourrait se
croire à Roanne. Nous changeons de gare en escaladant une
passerelle sur la voie normale puis longeons des entrepôts
albanais. Nous arrivons à la gare du
Péloponnèse, il faut maintenant réserver nos
places. Et oui, bien que ce soit un réseau à voie
métrique, l’IC n° 20 est à réservation
obligatoire. Il est vrai que l’automoteur à trois caisses de
série 6500 n’offre que peu de places pour ce genre de
relation. Cependant, pour agrémenter le voyage, un espace
bar-restauration est prévu. Le train est pratiquement
complet.
Le voyage débute dans les faubourgs athéniens. La ligne
est à double voie dans un premier temps. La deuxième
voie comporte même une troisième file de rail afin que
les trains de fret à voie normale puissent desservir un
important complexe pétrochimique. La ligne frôle le
golfe de Saronikos. De très importants travaux ont lieu pour
permettre le passage d’une ligne à double voie normale en
remplacement de ce superbe tracé, mais malheureusement
très peu performant. Il ne faut pas moins d’une heure et demi
(meilleure temps) pour parcourir les 90 premiers kilomètres de
la ligne jusqu’à Korinthos. Juste avant cette gare, le train
franchit le canal du même nom,
site ferroviaire certainement le plus connu de Grèce. Avec le
nouveau tracé, l’ouvrage métallique sera
déserté par les circulations ferroviaires au profit
d’un nouveau pont en béton plus à l’est. A partir
d’ici, la ligne fonce vers l’ouest en direction de Patras. Nous
longeons le golfe de Corinthe dans un décor d’oliviers et de
vignes. Peu avant Patras, nous voyons la construction de l’imposant
viaduc à haubans qui enjambera bientôt le golfe d’une
rive à l’autre. A deux pas de la gare, d’imposant ferries
donnent la correspondance pour les îles ioniennes ou l’Italie.
Nous continuons vers Pyrgos terminus de notre IC. D’ici, nous avons
une correspondance pour Kyparissia, mais voulant faire une photo
d’ensemble, nous ratons la correspondance, l’IC étant
arrivé en retard. Un taxi (roulant à toute allure, et
dépassant parfois sans aucune visibilité) nous permet
de rattraper en gare de Zacharo notre train raté. Devant le
taxi, le passage à niveau se ferme car une courte rame
tractée de deux voitures croise notre autorail série
6450. Belle ambiance.
Nous poursuivons le trajet jusqu’à Kyparissia en train cette
fois-ci ! De cette dernière gare, nous revenons sur celle
de Kalonero située quelques kilomètres en
arrière. C’est de cette bourgade que se détache la
ligne de Kalamata. La gare est un vrai havre de paix entre le passage
de deux trains. Les poules peuvent alors picorer au bon milieu des
voies, à moins qu’un chien ne les déloge. Malgré
cette tranquillité, et l’absence un fort trafic voyageur, un
petit buffet, avec terrasse s’il vous plait, nous permet de nous
« envoyer » une bière avant le dernier
trajet de la journée sur Kalamata. Le train (une autre 6450)
en provenance de Kyparrissia rebrousse ici avant de poursuivre sa
route vers le sud-ouest du Péloponnèse. Nous ne sommes
que très peu de voyageurs, trois ou quatre autochtones dont un
pâtre, et nous deux. Nous quittons la côte pour gravir un
paysage de montagne typiquement méditerranéen. Nous ne
traversons que de rares villages. La ligne perd ensuite de l’altitude
pour rejoindre la ligne en provenance d’Athènes. La
région est un peu plus peuplée ici, ce qui se ressent
sur l’occupation de l’autorail. C’est ensuite la plaine
jusqu’à la gare en cul-de-sac de Kalamata. Nous arrivons dans
une ville portuaire, bien animée jusque tard dans la
soirée. Nous passons la nuit à l’hôtel
Europe pour 30
€.
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Arrivée
Départ
Train n°
Km
Athènes Larissa / Péloponnèse
7 h 20
08 h 47
IC 22
330
Pyrgos
14 h 05
14 h 22
1354
63
Kyparissia
15 h 45
18 h 28
2354
67
Kalamata
20 h 00
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En gare de Korinthos, l'IC22 Le Pirée / Olympia
assuré par l'élément 6510 - 09/2003 - Photo
C. HESPEL.
Pas besoin d'avoir fait "Math SUP" pour lire une plaque
d'itinéraire en Grèce ! - 09/2003 - Photo C. HESPEL.
Le train 1354 quitte Pyrgos pour Kiparissia sous un ciel
orageux - 09/2003 - Photo C. HESPEL.
Témoins du passé, de nombreuses manches à
eau et châteaux d'eau sont présents dans les gares du
Péloponnèse, comme ici dans la petite gare de
Kalonero - 09/2003 - Photo C. HESPEL.