Journée du 04 octobre...


Levé à 05h00. Nous nous dirigeons vers la gare dans des rues pas si désertes que ça. Le marché se prépare laissant planer un subtil mélange d’odeurs. Nous arrivons en gare, notre train est à quai sans sa locomotive. Sur la voie 8, l’Avala pour Wien que nous avions pris deux ans auparavant. La 441-041 se met enfin en tête, et le train part à 06h28 (au lieu de 06h00).
A la sortie de la gare, nous croisons une vapeur qui va se mettre en tête d’un train spécial. Peu après la gare de Novi Beograd, nous longeons le dépôt des trams. Il ne porte plus les séquelles des bombardements de l’OTAN que nous avions vu la première fois. La ville aussi se reconstruit petit à petit. Arrivé à Šid (Шид), gare frontière avec la Croatie, pratiquement à l’heure. La 441 des JŽ est écartée, et la 1141-390 dans sa nouvelle robe prend place en tête du
Sava. Sur le côté droit, un TAC avec voitures BDŽ / БДЖ, et des porte-autos GySEV. Serait-ce le Svilengrad (Cвиленград) - Klagenfurt ? Départ pour la Croatie, et nouvel arrêt « contrôle passeports » à Tovarnik. Peu après la frontière, nous constatons que les bâtiments ne portent pratiquement plus les stigmates du conflit en Serbes et Croates. Le voyage se poursuit dans un paysage monotone. A Zagreb, nous avons juste le temps d'acheter "dva pivo OŽujsko" et de faire un photo du train pendant l'arrêt de 10 minutes. Peu après le départ, la police contrôle les papiers, la frontière n’est qu’à 15 kilomètres de la capitale croate.
Nous arrivons à Dobova (SLO) dans la gare commutable. Après le 25000 V ~ depuis la Grèce, c’est dorénavant le 3000 V = qui prend le relais sur toute la traversée de la Slovénie. La 342-020 des SŽ assure désormais la traction. Nous suivons la vallée de la Sava, un très joli coin de la Slovénie. Le drapeau de l’Union européenne flotte déjà un peu partout, alors que l’entrée du pays n’est prévue que le 1
er mai 2004. Quel enthousiasme !
A Ljubljana, quelques rayons de soleil autorisent des prises de vues, notamment des 363, l’équivalent de nos CC 6500. Après vingt minutes d’arrêt, le
Sava – dont la composition a été remaniée – reprend sa route vers le nord et l’Autriche. Le toit de la Slovénie, le mont Triglav (les trois pics), 2864 m est dans les nuages. A Jesenice, dernier contrôle douanier avant de rentrer dans l’Union européenne. La 1044-049 prend alors le relais de la machine slovène. Nous passons le long tunnel, et c’est l’Autriche, domaine des 1044, 1016/1116, et des 1142 sur le déclin. Après le rebroussement de Villach Hbf, la 1116-051 est choisie pour hisser le Sava sur la ligne du Tauern. La nuit commence à tomber, mais la rampe sud est parcourue avec assez de luminosité pour admirer les vallées autrichiennes. Un séjour à la voiture-restaurant s’impose pour goûter la bière du coin et un goulache. Quel bonheur que de pouvoir manger chaud tout en contemplant le paysage dans une ambiance feutrée, assis confortablement. Quel dommage que tout ceci n’existe plus en France. Que les bars TGV et leurs sandwichs-club sont tristes et froid à côté… Nous arrivons à Schwarzach où nous prenons en correspondance l’IC 610 pour Wörgl assuré en rame automotrice série 4010. A Zell am See, la correspondance est possible avec la voie de 76 pour Krimmel.“ Meine Damen und Herren, wir treffen sie in Wörgl ein”. L’annonce nous réveille un peu. Nous avons deux heures et demi à tuer avant de prendre le Brenner Express. Il pleut. C’est au buffet que nous sirotons une groβ Bier. En plus, nous avons la « chance » d’écouter l’équivalent local de Chérie FM en langue allemande avec même un peu de folklore.

 

-

Arrivée

Départ

Train n°

Km

Train dénommé

Beograd

-

6 h 00

210

772

SAVA

Schwarzach St Veit

19 h 44

20 h 02

IC 610

127

-

Wörgl

21 h 49

0 h 55

NZ 289

334

BRENNER EXPRESS






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