Journée du 03 octobre...
...et
le matin au réveil, c’est la surprise ! Je soulève le
vieux rideau et là, le décor est d’une beauté
à couper le souffle. La ligne s’accroche à la montagne
qui parfois se cache derrière des nappes de brumes. La chaleur
des rayons du soleil qui commence à percer parfait ce
splendide écrin… L’arrêt dans la première gare
nous permet de voir que nous avons 3 ½ heures de retard. Nous
avons bien dormi, nous ne nous rendus compte de rien. Le train dans
la nuit a changé de sens, alors qu’il me semblait que la ligne
ne comportait pas de point de rebroussement. Du coup, nous ne pouvons
pas « faire » la ligne jusqu’au bout. Nous devons
descendre à Podgorica
(Подгориса),
118 000 habitants, l’ancienne Titograd, capitale du
Monténégro. A noter que depuis le 4 février
2003, le Monténégro (dont le nom est la traduction du
serbo-croate Crna Gora, qui veut dire « montagne noire »), est avec la
Serbie l'une des deux Républiques constitutives de la nouvelle
république
« Serbie-Monténégro ».
A mesure que nous avançons, le paysage devient de plus en plus
beau. Cette ligne n’a vraiment rien à envier des plus belles
artères suisses ou autrichiennes. Le tracé est
audacieux et talentueux. Commencé en 1958, finie en 1976, la
ligne Beograd - Bar est assez exceptionnelle : 254 tunnels d’une
longueur cumulée de 114,4 km, dont les plus longs sont les
tunnels de "Sozzini" (6170 m) et de "Zlatibor (6169 m). Certaines
voies d’évitement – prévues de grande longueur – sont
en partie en tunnel, ce qui fait que ces derniers sont parfois
partiellement à deux voire trois voies. Ce type de conception
rappelle beaucoup une ligne parcourue quelques mois auparavant, celle
de Ploče – Mostar – Sarajevo dans la vallée de la
Neretva. Ca vaut vraiment le détour, avis aux amateurs…
Plus nous descendons vers le sud, plus la végétation se
transforme. Les arbres aux couleurs d’automne font place à une
végétation de type méditerranéen. La mer
Adriatique n’est plus très loin. Au détour d’un
souterrain en courbe, nous franchissons la Mala Rijeka à
l’aide du viaduc métallique du même nom. D’une longueur
de 498,8 m, c’est le plus haut pont au monde avec une hauteur de 198
mètres ! Puis c’est la descente sur Podgorica dans la
plaine.
Nous faisons une halte d’une heure et demi dans la capitale
monténégrine. A que les filles sont belle ici aussi !
Avant de repartir pour, Beograd nous mangeons un morceau
accompagné d'une pivo, à la terrasse d'un
restaurant. A noter qu'au Monténégro la monnaie
officielle est l'Euro. Les touristes étant tellement rares
ici, nous nous faisons contrôler les papiers sur le quai. Nous
repartons pour Beograd à 12 h 38, et déjà le
train accuse trente minutes de retard. Le train à la
livré plus que bigarrée comporte 11 voitures. Nous
prenons place dans une voiture orange qui s’avère être
une ex DB, des publicités de la compagnie allemande sont
encore visibles dans les compartiments. Il y a même des
portraits de Radovan Karažić et Rakto Mladić collés
certainement par un militant nationaliste des serbes de Bosnie. Il
est vrai que le tracé de la ligne passe même par la
Bosnie-Herzégovine sur une dizaine de kilomètres vers
Priboj (Прибој).
Bien que le même trajet fut effectué quelques heures
auparavant, il suscite en nous toujours autant
d’intérêt. A Bijelo Polje
(Бијело
Поље), « échange
loc. », la 461-041 se retire pour laisser sa place à
une de ses sśurs, la 110. L’ensemble de la ligne est bien
surveillé, que ce soit au niveau des gares, des haltes ou des
ouvrages d’art. Parfois, certains cheminots sont armés. Nous
ne croisons aucun train de fret. A notre grand désarroi, le
train rebrousse en gare de Požega
(Пожега). Effectivement, comme je
le craignais, il prend un autre itinéraire que celui
prévu. Je demande au contrôleur l’heure d’arrivée
approximative à Beograd. Il me répond que ce
sera 23h00 environ. Adieu correspondance pour Ljubljana…
Nous devrons passer une nuit à Beograd. En gare de
Čačak (Чачак), la locomotive
électrique est « mise ne véhicule »
et un diesel - le 661-119 – prend le relais. En gare de Kraljevo
(Краљево), notre train
stationnera ¼ d’heure. De cette gare, quatre lignes se
rejoignent dont celle venant de Pristina
(Приштина) au Kosovo.
Nous observons des manśuvres « au lancer » sur le
faisceau accolé à la gare. Il fait nuit, l’ensemble est
mal éclairé laissant planer une mystérieuse
atmosphère. A Batočina
(Баточина), nous
rejoignons la grande ligne Niš (Ниш) – Beograd
(Београд) parcourue
hier.
Nous arrivons enfin dans la capitale serbe à 23 h 36. En nous
rendant à l’hôtel, nous avons l’occasion de voir
circuler les « nouveaux » trams arrivant du
réseau bâlois. Nous passons la (courte) nuit à
l’hôtel Balkan. Un réceptionniste très souriant (hum,
hum !) nous remet la clé. Il nous en coûtera 32
€.
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Arrivée
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Départ
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Train n°
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Km
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Train dénommé
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Podgorica
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06 h 30
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11 h 30
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810
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468
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TARA
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Beograd
|
19 h 07
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- En 1976, le viaduc de la Mala Rijeka avec ses 198 m de hauteur
a détrôné le viaduc des Fades avec seulement
132 "petits" mètres ! - 10/2003 - Photo C. HESPEL.
- Le train de nuit 841 "PANONIJA" Subotica/Bar à
Podgorica (anciennement Titograd) avec 3h30 de retard,
assuré par une loc JŽ de série 461, de fabrication
roumaine - 10/2003 - Photo C. HESPEL.
- Depuis la fin de l'année 2002, la compagnie JŽ n'existe
plus, l'ancienne compagnie a été divisée en
deux : ŽS (Železnice Serbije) pour l'exploitation du chemin de fer
en Serbie, et ŽCG (Železnice Crne Gore) pour le
Monténégro. A noter que très peu de
matériel ont les marquages modifiés. La 661-336 ŽCG
au dépôt de Podgorica - 10/2003 - Photo C. HESPEL.
- Une automotice du constructeur letton RVR quitte la gare de
Podgorica pour Bar - 10/2003 - Photo C. HESPEL.
- Le train 810 "TARA" Bar/Beograd lors de l'arrêt en gare
de Priboj - 10/2003 - Photo C. HESPEL.
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