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Réveil vers 9 h 00. Le ciel est dégagé, le soleil déjà bien haut. Le paysage n'est pas déplaisant constitué essentiellement de petits vallons boisés… Nous prenons un agréable petit déjeuner dans la T3. Qu'est-ce qu'on est bien dans ce compartiment ! Dire qu'il va falloir le quitter bientôt à Kiev.
Nous entrons dans un immense hall digne des grandes constructions soviétiques. Nous nous fixons pour premier objectif l'achat des billets pour Moscou dans un des nombreux trains de nuits reliant les capitales ukrainienne et russe Je griffonne notre requête sur un petit carnet noir. La guichetière comprend mes piètres bases de la langue de Tolstoï et finit par éditer nos deux réservations. Il nous en coûtera pour les deux 362 UAG soit environ 60 €. Nous déposons les sacs dans une consigne dont il faut se faire expliquer le curieux fonctionnement. Nous pouvons à présent partir à l'assaut de la ville et de ses vieux trams qui sont de moins en moins les bienvenus dans le centre historique et dans toute une partie de la cité. Nous prenons donc la ligne n° 18 dans une vieille rame grinçante et brinquebalante qui tente de se frayer un chemin parmi la circulation routière. Nous poursuivons en bus jusqu'aux bords de la Dniepr, à l'endroit même où le métro fait correspondance avec la future ex ligne 5. Nous pouvons ainsi faire une photo des deux rames, l'une ayant les bons égards des autorités surplombant l'autre moribonde et en état de délabrement…
Grâce à un autre bus, nous passons " Outre-Dniepr " par l'immense pont Pamona emprunté il y a encore jusqu'à la fin 2004 par les trams. Les rails ont déjà laissé la place à deux nouvelles voies de circulation routière. En conséquence, il y existe deux réseaux distincts. De ce côté-ci du fleuve, c'est le domaine des grands ensembles à l'architecture soviétique si caractéristique. Le trafic des trams est plus soutenu et plus régulier grâce aux sites propres tracés le long des larges avenues.
Nous rejoignons la gare par le métro. Il y a bien de belles stations, mais elles ne peuvent égaler la splendeur de celles de Moscou. L'éclairage n'est pas trop mauvais et déjà rasant malgré l'heure peu avancée (15 h 30). Nous immortalisons deux longues rames en partance pour L'Viv, puis, pour passer le temps, nous (re)prenons le tram, ligne 1 K, vers les quartiers est de l'agglomération. Au croisement de la ceinture ferroviaire, nous descendons pour s'en " jeter une " dans ce triste quartier. Ici défilent des rames RVR ramenant les ouvriers vers leur résidence. Nous prenons un de ces trains jusqu'à la gare suivante. Il y règne une intense agitation, en raison de la correspondance avec le métro, mais aussi par la présence d'un marché. En buvant une autre bière, nous regardons passer les longues rames marchandise tirées par des VL 80.
Retour à la case départ. Avant de partir vers la capitale russe, nous nous restaurons dans un bistrot à quelques pas de la gare. Et ça fait du bien de se poser un peu après cette dure journée à galoper à droite à gauche avec un thermomètre flirtant avec les 30° C. Nous nous installons à la terrasse. Quelle circulation ! Ca n'arrête pas. Les rues sont vraiment animées. A présent, il faut récupérer les sacs à la consigne. N'ayant pas complètement compris leur fonctionnement, il faut se faire aider par le personnel.
Notre compartiment est occupé par un sexagénaire et une jeune fille vraisemblablement étudiante ; tous deux se rendent à Moscou. Le train part à l'heure et franchit la Dniepr par un impressionnant ouvrage métallique. Les derniers feux de la ville s'éloignent, il faut maintenant essayer de ranger les sacs, louer les draps, faire le lit. Nous dégustons ensuite une soupe et une dernière bière dans la voiture restoran.
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Kiev |
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