|
|
|
Ah que la nuit a été bonne et réparatrice ! Le petit déjeuné servi ne diffère pas des repas ordinaires : charcuterie, nouilles et légumes sont proposés. Premier objectif de la journée : trouver des sous. Au bout de deux agences bancaires Bank of China, nous finissons par trouver notre bonheur. Pour acheter les billets de trains, nous sommes « ballottés » de bureaux en bureaux, permettant ainsi, d’une certaine manière, de visiter la ville. Heureusement que le taxi est bon marché. Il n’y a plus de place dans le train pour Chengdu avant mardi 18. Qu’à cela ne tienne, nous roulerons plein est, vers Xi’An, changeant ainsi complètement d’itinéraire. Nous achetons les billets en « couché mou » pour le jour même, départ à 17h28. En conséquence, nous n’avons que peu de temps pour visiter Ürumqi. Cette ville, comme bien d’autres en Chine, n’est qu’un enfer de béton, polluée et bruyante. Il n’y a bien que les restaurants pour se préserver de tant d’agitation. Ca tombe bien, il est l’heure de manger… et le repas est copieux. Nous avalons pas moins de quatre plats (soupe, légumes, …) et un poisson ; ce dernier ne suffisant pas, nous « faisons la fête » à un des ses frères.
Il est déjà l’heure de héler un taxi pour rejoindre la gare. Le bâtiment est résolument moderne. Les billets sont contrôlés avant d’accéder dans le hall, les bagages passés aux rayons X. Des escalators nous hissent à l’immense et confortable salle d’attente. L’ensemble est d’une grande propreté. Les sols et parois sont couverts de dalles de granit poli. A l’arrivée du train, le personnel lève des barrières une à une, afin d’éviter la cohue dans le passage souterrain. Une organisation militaire dans un somptueux palais : nous voilà bien loin des gares européennes !
Le train comporte dix-sept véhicules, dont une allège et un fourgon générateur ; la rame ne comporte qu’une voiture « couché mou », la notre. Dès le départ, nous prolongeons nos billets jusqu’à Zhèngzhou, évitant ainsi de descendre en pleine nuit à Xi’An. Cette opération est possible à l’aide du terminal informatique du chef de train. Nous sommes installés dans un compartiment à quatre lits. Des couettes moelleuses, un thermos d’eau chaude et une souriante hôtesse sont à notre disposition. Que c’est agréable de voyager dans ces conditions ! La voiture-restaurant est contiguë à la notre, ce qui évitera de traverser une partie du long train pour casser la coûte.
Les paysages traversés sont toujours aussi désertiques. Quelques kilomètres après le départ, nous passons la gare de bifurcation d’où se détache l’embranchement de Kachgar. Un train part vers la ville mythique en s’éloignant au loin. Notre ligne est en cours de modernisation. De longs tronçons sont construits pour éviter les courbes de l’ancien tracé montagneux. La nuit tombe petit à petit et nous rejoignons la voiture-restaurant pour notre premier repas à bord du T-198. C’est toujours au hasard que nous choisissons les plats, avec à la clé la surprise du contenu de l’assiette, son côté plus ou moins relevé. La sélection n’aura pas été trop mauvaise. Plus tard, nous nous couchons dans nos douillettes couchettes, bercés au gré des aspérités de la voie…
|
|
|
|
|
|
|
|
Ürümqi |
|
|
|
|
- |


