Journée du 26 septembre...


Le jour se lève sur Oslo, le temps et magnifique. Comme nous sommes dans un B&B et comme son nom l'indique, after the bed, you have the breakfast. Une fois rassasiés, nous quittons les lieux. Nous devons attendre un bon moment une rame de métro, le dimanche, les fréquences étant allégées. Nous prenons en correspondance le tram, pour voir à quoi ressemble le centre-ville de la capitale norvégienne. Comme à Stockholm, il est désert ; seules quelques personnes déambulent nonchalamment. Après quelques photos de trams, nous nous dirigeons vers la Sentrastadion. La gare n'est pas très photogénique et les trains peu nombreux à cette heure-ci.

C'est la rame 73001, la " grand-mère " qui nous mènera jusqu'à Kristiansand. Ces rames à grande vitesse ressemblent à des serpents, vu leur imposant nez. L'essentiel de la traversée d'Oslo s'effectue en souterrain. Mais dès la sortie, le ton est donné. Le paysage qui courre sous nos yeux est magnifique. La ligne alterne tunnels, ponts, traversées de lacs, tranchées coupant de profondes forêts de conifères, le tout baigné d'une belle lumières sur les chaudes couleurs de l'automne. Mais " malheureusement " si on peut dire, j'ai bien peur que pendant les cinq prochains jours, les mêmes superbes " cartes postales " s'offrent à nous. La Norvège est vraiment un splendide pays, et le chemin de fer permet d'en découvrir les facettes. La " ligne des Cévennes " pourrait bien nous sembler fade en rentrant. Si les jours suivant le même scénario se répète, je ne sais pas trop avec quels écrits je vais noircir les pages de ce carnet.

A Kristiansand, nous devons changer de train, et ainsi troquer notre rame 73000 contre… une autre 73000. Les deux trains assurent la correspondance dans l'une et l'autre direction. Je ne vois pas trop l'intérêt de ce changement, les deux pourraient assurer la relation de bout en bout. J'en profite pour rejoindre mon collègue des NSB en tête du train. Je reste avec lui une trentaine de kilomètres afin de parler dans la langue de Shakespeare métier, technique et notamment au sujet de leur système de contrôle de vitesse identique aux SJ et donc partiellement celui de la SNCF. Le poste de conduite est particulièrement bien conçu, et la visibilité très bonne malgré ce grand nez.

Les kilomètres défilent, et me feront finalement mentir sur ce que j'avais écris plus haut : en l'espace d'une dizaine de minutes, la nature a complètement changé. Exit bouleaux et sapins. Les rochers se font de plus en plus lisses, et les prairies de plus en plus vertes. Le littoral ne doit pas être loin. Effectivement, au détour d'une courbe, la Mer du Nord fait son apparition. L'urbanisation se fait de plus en plus en plus dense, formant un chapelet de gros bourgs. La ligne rentre un peu dans les terres pour longer le fjord. Une plate-forme de forage y est en cours de réparation à l'abri des fortes tempêtes du large.

Le train arrive dans une gare sans cachet au terme d'un trajet de huit heures. Stavanger compte 110 000 habitants et tous les services dignes d'une ville de cette taille. Mais j'ai une étrange impression en arrivant ici : après avoir traversé pendant des heures des contrées très faiblement peuplées, comme un interminable désert, j'ai l'impression d'arriver dans une oasis surgissant de nulle part, dans une ville vivant en complète autarcie, en totale indépendance de la lointaine capitale. Stavanger, dernier rocher avant l'immense océan. A l'instar d'Oslo, la ville possède de vieilles bâtisses en bois accolées à de modernes buildings, symboles de l'écrasante réussite économique pétrolière. La ville ne manque pas d'hôtels de luxe, certainement occupés par bon nombre d'ingénieurs ou dirigeant travaillant pour l'extraction de l'or noir.

Nous nous installons dans notre B&B dont la propriétaire parle un français impeccable ; le fait qu'elle travail dans le groupe Total explique tout. Un peu plus tard dans la soirée, nous affrontons à nouveau le crachin particulièrement tenace afin de repérer la gare maritime. Nous mangeons ensuite dans un resto tunisien où là aussi le patron parle français. Après une petite mousse (payée au prix fort) dégustée au bord du port, nous retournons au B&B pour une bonne nuit.

 

Villes

Arrivée

Départ

Train n°

Km

Observations

Oslo Sentral

-

11h11

77

353

-

Kristiansand

15h42

16h10

727

234

-

Stavanger

19h19

-

-

-

-



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