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Enfin une grasse matinée, encore qu’il faille se lever avant 9 heures pour le petit déjeuné. Nous en profitons pour nous rassasier vu qu’il ne sera pas possible de faire un « vrai » repas pour le reste de la journée.
Vers midi, nous rejoignons la gare en taxi, située à environ cinq kilomètres du centre ville. Nous nous rendons au pied du sémaphore pour photographier l’arrivée du train. Cette « formalité » accomplie, nous retournons sur les quais où règne à présent une intense activité. L’arrivée de l’unique « express » journalier est l’occasion pour les paysans du coin de se faire livrer des marchandises ou au contraire d’expédier leur production vers la ville. Un incessant ballet de vendeuses envahit le quai, les transactions vont bon train le tout sur fond sonore porcin dû à l’égorgement des mammifères dans un entrepôt voisin. Nous avalons un casse-croûte dans un boui-boui à deux pas d’ici avant de photographiée la rame prête au départ.
En dehors de la ligne de Ðong Ðang à trois fils de rails, c’est l’unique ligne du réseau vietnamien à voie normale. Une fois partis, nous attirons rapidement la curiosité des cheminots à bord. Nous leurs montrons le reportage de La Vie du Rail sur leur réseau et nous sommes invités dans le fourgon afin de partager thé fort et cigarettes. Notre convoi se traîne à faible allure (il faut compter sept heures pour les 175 km), permettant d’admirer les vertes campagnes. Cette ligne est bien plus rurale que celle d’Haiphong. Nous pouvons observer nombres d’hommes et femmes parfois épaulés par les enfants (une fois sortis de l’école) travaillant dans les rizières ou les champs à l’aide de buffles. Le système d’irrigation est rudimentaire et c’est en écopant que l’eau est dirigée vers les petits canaux. Grâce à toute cette activité, le voyage est loin d’être monotone. Les cheminots nous font goûter toute sorte de fruits plus ou moins acides ; notre étonnement et nos grimaces les font sourire.
A Kep, le train rejoint la « grande » ligne internationale Ðong Ðang – Hanoi. Après rebroussement, le train file plein sud. Nous arrivons pratiquement à l’heure à Vien Bien, dans les faubourgs de la capitale. C’est avec un ancien bus Saviem de la RATP que nous rejoignons l’autre rive du Fleuve rouge. Retour au Classic Street Hotel, puis nous retrouvons le reste de la troupe au restaurant. Plus tard, nous irons boire une bière avec un Belge travaillant à l’ONU.
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Ha Long |
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Yen Vien |
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Ha Noi |
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