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Il a fait chaud cette nuit dans le train. Le temps est triste, le ciel bien gris, bien bas. Le paysage n’est plus vallonné. Cependant, quelques falaises laissent entrevoir des troglodytes. Beaucoup de paysans travaillent durement dans les champs ; la mécanisation et la productivité à outrance ne sont pas encore d’actualité dans toutes les régions de la Chine. Il est bientôt l’heure de quitter – à regret – notre confortable compartiment.
Zhèngzhou est une grande agglomération de 6 millions d’habitants. La gare comme la ville sont particulièrement animées. Nous nous installons à l’hôtel Red Coral. Comme à Ürümqi, c’est un établissement luxueux à prix raisonnable. Une fois douchés, nous essayons d’obtenir des places en « couché mou » dans le T 5 Beijing – Hanoi. Les agences en ville ne peuvent (ou ne veulent) délivrer les billets. Nous nous dirigeons vers la gare et sa trentaine de guichets. Mais lequel est réservé aux étrangers ? Nous faisons la queue ça et là, sans succès. Nous nous rabattons sur le business center de l’hôtel. On nous trouvera quatre places en « couché dur » pour le lendemain dans un train dont nous n’avions pas les horaires dans le Thomas Cook. Nous ne pourrons pas atteindre le Vietnam dans l’immédiat… Nan Ning constituera une étape sur cette longue route.
La visite de la ville peut commencer, bien que celle-ci ne présente pas d’intérêt particulier. Les rues sont toujours aussi bruyantes, polluées, les centres commerciaux plus nombreux au détriment des petites échoppes. La Chine change. Parfois en bien : l’hygiène commence à prendre de l’importance, car moins nombreux sont les bruits de crachats, incessants trois ans auparavant. L’image de marque doit changer avant les J.O. de 2008.
Après une bonne sieste, nous poursuivons la balade en ville dans l’après-midi. Les décorations rivalisent de couleurs, de formes, de surface. Les enseignes de Broadway peuvent faire pâle figure. Une pagode surmontée d’une étoile rouge résonne tous les quarts d’heure d’un timbre très synthétique. Tout est bien kitsch finalement… Les villes chinoises se ressemblent les unes aux autres, sans qu’une n’est vraiment un caractère particulier, à par peut-être un monument, un palais.
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Zhengzhou |
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